RONAN DEBOSQUE
PARIS, FRANCE
2025
23 novembre 2025 à 21:43:20
- Né à Paris en 2003, Ronan Debosque est d’abord un artiste plasticien, opérant entre la sculpture et l’installation. Il délaisse cependant l'unique statut d'artiste-producteur en créant la fondation Lacase Contemporaine, espace d’échange, d’expérimentation et d’exposition libre dédié à la création contemporaine.
- SLN : Si on te le proposait, voyagerais-tu dans l'espace ?
R. D. : J'adore l'idée de voir la terre de haut, de ce recul immense supposé et de pouvoir vivre l'apesanteur, mais notre place est sur terre. Je préfère garder mes illusions.
- Né à Paris en 2003, Ronan Debosque est d’abord un artiste plasticien, opérant entre la sculpture et l’installation. Il délaisse cependant l'unique statut d'artiste-producteur en créant la fondation Lacase Contemporaine, espace d’échange, d’expérimentation et d’exposition libre dédié à la création contemporaine.
- SLN : De quel artiste rêverais-tu de commissarier un solo show ?
R. D. : Richard Serra
- SLN : De quel artiste rêverais-tu de commissarier un solo show ?
R. D. : Richard Serra


Figure satellitaire 2 © Ronan Debosque
Figure satellitaire 2 © Ronan Debosque
Formé aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier de Nathalie Talec, Ronan Debosque développe un dialogue constant avec l'aérospatiale, non pas comme référent illustratif, mais comme champ d’une codification conceptuelle. Il propose des œuvres privilégiant le métal et reposant sur la sérialité, s'inspirant notamment des codes du cinéma et de l'art de la décennie 70. Dans son approche, la mise en scène du sujet est aussi cruciale que la mise en forme du matériau. Du côté de Lacase contemporaine, Ronan Debosque agit avec la volonté d'articuler production artistique et commissariat d'émergence, sans délaisser des critères qualitatifs rares.

Vue d’exposition « Extra-Muros », commissariat Lacase contemporaine © Ronan Debosque
TOUT CE QUI MONTE FINIT PAR REDESCENDRE
TOUT CE QUI MONTE FINIT PAR REDESCENDRE
- SLN : Si on te le proposait, voyagerais-tu dans l'espace ?
R. D. : J'adore l'idée de voir la terre de haut, de ce recul immense supposé et de pouvoir vivre l'apesanteur, mais notre place est sur terre. Je préfère garder mes illusions.
En 2024, Ronan Debosque produit l’installation Tout ce qui monte finit par redescendre. Cette loi universelle est incarnée par la présentation des débris, métonymiques de tentatives de conquête avortées, impliquant des investissements financiers et humains colossaux. En érigeant des fragments techniques issus de l’aérospatial au statut d'artefacts, il instrumentalise le socle comme piédestal critique, réactivant la problématique de la distance — celle qui sépare le spectateur de l'œuvre, et l'humain du céleste. L'artiste rompt avec le geste ready-made en recréant méticuleusement le contexte de gestation de ces objets. L'élaboration d'une salle ISO 8 miniature — une couveuse aux bâches roses ignifugées — agit comme un espace de monstration inversé, cherchant à faire renaître symboliquement. Ce dispositif met en parallèle la trajectoire des objets aérospatiaux et la condition humaine (naître, vieillir et revenir à la mort). Les fragments, ayant échoué à s'affranchir de la fatalité terrestre, y rappellent humblement notre propre condition.
SLN : Si on te le proposait, voyagerais-tu dans l'espace ?
R. D. : J'adore l'idée de voir la terre de haut, de ce recul immense supposé et de pouvoir vivre l'apesanteur, mais notre place est sur terre. Je préfère garder mes illusions.
En 2024, Ronan Debosque produit l’installation Tout ce qui monte finit par redescendre. Cette loi universelle est incarnée par la présentation des débris, métonymiques de tentatives de conquête avortées, impliquant des investissements financiers et humains colossaux. En érigeant des fragments techniques issus de l’aérospatial au statut d'artefacts, il instrumentalise le socle comme piédestal critique, réactivant la problématique de la distance — celle qui sépare le spectateur de l'œuvre, et l'humain du céleste. L'artiste rompt avec le geste ready-made en recréant méticuleusement le contexte de gestation de ces objets. L'élaboration d'une salle ISO 8 miniature — une couveuse aux bâches roses ignifugées — agit comme un espace de monstration inversé, cherchant à faire renaître symboliquement. Ce dispositif met en parallèle la trajectoire des objets aérospatiaux et la condition humaine (naître, vieillir et revenir à la mort). Les fragments, ayant échoué à s'affranchir de la fatalité terrestre, y rappellent humblement notre propre condition.


Fall trajectory © Ronan Debosque
Fall trajectory © Ronan Debosque
LACASE CONTEMPORAINE FOR EVER

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LACASE CONTEMPORAINE FOR EVER
SLN : De quel artiste rêverais-tu de commissarier un solo show ?
R. D. : Richard Serra
Avec Lacase contemporaine, Ronan Debosque propose une structure qui érige son statut d'itinérance en principe opératoire. Sa démarche de recherche-action lui permet de transférer la rigueur conceptuelle de ses propres installations vers le champ curatorial, testant la traduction spatiale de problématiques théoriques. Forte d'un corpus de plus de cinq expositions, Lacase contemporaine a présenté Franz Frei, Ismael Wagué, Mathilde Puig ou encore Louis Pereira avec lequel Ronan Debosque a également proposé un duwoshow. Cette juxtaposition s'avère particulièrement pertinente : alors que Debosque travaille la matérialité lourde et la fatalité de la chute (le métal, le débris), Pereira œuvre souvent dans le registre de l'image. Imaginer une exposition à deux force ainsi une friction entre les différentes permanences de l'artefact sculpté et de l'instabilité de la surface imagée, interrogeant ce que signifie "faire trace" à l'ère de la reproductibilité. En 2026, Lacase contemporaine s’associe à Saints la nuit pour développer la production de group shows ambitieux.
Saints la nuit est ravi de compter Ronan Debosque parmi ses collaborateurs.
Pour tout développement de projet : contact@saintslanuit.com.





